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Ce qui m’a bien énervée ce week-end 

Ce week-end, j’ai vu une vidéo sur LinkedIn qui m’a vraiment énervée. Il s’agit d’une américaine (conférencière, 24 000 followers sur LinkedIn, a big star quoi !) interviewée et le thème de sa vidéo était ‘’Are you an asset ?’’ soit ”Etes-vous un atout ?”. Jusqu’à présent, j’étais surtout un être humain avec ses victoires, ses défis et ses espoirs. 

C’était une belle vidéo d’auto-promotion dans laquelle elle parlait de l’équilibre vie professionnelle et vie privée. Encore une question que l’on ne pose qu’aux femmes (on me l’a moi-même posée lors de l’interview par W Project.) Et dans laquelle elle disait avoir trouvé LA solution en se comparant à du mercure qui va d’une tâche à une autre avec grâce et capacité (je traduis littéralement) ! C’est comme cela qu’elle peut (je reprends ses mots) :

  • Préparer le petit déjeuner pour ses enfants le matin (waou)
  • Parler sur une scène à travers le pays après le petit déjeuner (re-waou).

Bref, elle est multi-tâches, évolue avec grâce, telle une boule de mercure, d’un rôle à un autre. ”She got it !”. Et là, je me suis demandé : ”Est-ce que finalement ce n’est pas une extrême violence faite aux femmes de leur mettre dans la figure ce genre de vidéo ?”

Prends-toi cela dans la figure pauvre mortelle qui jongle entre son boulot, ses enfants, doit avaler des couleuvres parce qu’elle part à 18 heures (même si sa journée a été plus productive que la plupart des autres personnes).

Et cela m’a donné l’envie de revenir sur tous ces programmes de leadership au féminin qui me mettent au mieux mal à l’aise au pire en colère !

 

Voilà le constat 

La charge mentale

Les femmes sont bien plus victimes de la charge mentale que les hommes parce que responsables du bon fonctionnement de la cellule familiale : 71% des tâches ménagères et près de 65 % des tâches d’éducation sont faites par des femmes. 

L’héritage culturel 

Il y a aussi un héritage culturel dans lequel les femmes sont plus soumises aux stéréotypes de genre qu’il fallait endosser, au départ dans la sphère privée et familiale. Donc quand les femmes se sont mises à travailler (pour rappel 49% des femmes en France sont diplômées de l’enseignement supérieur pour 38% des hommes en 2018), elles ont cumulé leurs responsabilités ‘’traditionnelles’’ avec des responsabilités sensées les libérer. 

Le modèle de l’entreprise

Un monde du travail créé par les hommes pour les hommes oblige les femmes à être toujours en ”sur adaptation” et donc en ”sur régime”. Autant le monde de l’école fonctionnait selon des règles plutôt simples. Tu bosses, tu as de bons résultats, tu passes au niveau supérieur.

Autant le monde du travail fonctionne selon des règles beaucoup plus opaques et qui souvent ne correspondent pas aux aspirations des femmes. Compétition versus Collaboration, Savoir-Faire versus Faire Savoir (qui est juste essentiel pour monter dans la hiérarchie).

Les conséquences

Une grande violence psychologique et des comportements à risque en augmentation. En effet, 12 % des femmes cadres ont un usage à risque de l’alcool, soit le plus fort pourcentage de consommation à risque (contre 8% pour les ouvrières et artisanes et 7% pour les employées de bureau, les commerciales).

Le tabagisme est également plus important chez les femmes que chez les hommes et l’arrêt du tabac plus difficile, notamment lié à plus de ‘’stresseurs’’.

Questionnement

Alors je me suis posée pas mal de questions sur le fameux ‘’Empowerment’’ au féminin (terme que j’ai toujours détesté car pour moi les femmes n’ont pas besoin d’être ‘’empowered’’ mais de prendre conscience et développer leur pouvoir existant. Et pour moi, l’authenticité est la première porte qui mène vers la sagesse féminine, le vrai leadership au féminin.

Or, l’authenticité est plutôt mal perçue dans le monde patriarcal (et de plus en plus d’hommes en souffrent également de cette impossibilité d’être dans l’authenticité). C’est certes inconfortable mais également libérateur.

 

Les 3 erreurs les plus fréquentes des programmes de leadership au féminin

Il y a quelques années une amie proche m’avait passée son classeur d’un programme de Leadership au féminin qu’elle avait suivi à Paris. Elle était super enthousiaste et moi très reconnaissante. En effet, j’avais l’occasion de mettre la main sur une formation délivrée par un GRAND cabinet de conseil et y trouverais sûrement du matériel de qualité dont je pourrais m’inspirer.

Las, quelle ne fut pas ma déception de découvrir le contenu de cette fameuse formation. Car, si je suis persuadée qu’il y a un effet ”booster” immédiat de ce type de programmes, je ne suis pas persuadée que, sur le long terme, ils soient très bénéfiques.

Depuis, j’ai participé à plusieurs workshops, ateliers, conférences et souvent le constat est le même.  

Erreur Numéro 1 : Elles sont culpabilisantes

Le message en filigrane est souvent ‘’Mesdames, vous avez tout faux. Il va falloir changer d’attitudes, de mindset si vous voulez réussir quelque chose dans le monde du Corporate’’.

Entre les postures à adopter (les mains sur les hanches, parler d’une voix assurée) tout cela ressemble plus à un manuel prêt à l’emploi de comment se déguiser en homme à jupe.

Sans parler des leçons de morale comme quoi, les femmes ne savent pas demander, ne savent pas négocier, ne savent pas se mettre en avant (alors peut être mais à qui la faute ?).

Parce que finalement quoi que l’on fasse, on a souvent tort. En retrait, on n’est pas remarquée. En avant, on est taxée d’emm…..

Erreur Numéro 2 : Elles sont ”Hors Sol”

Aucune mention n’est faite sur les discriminations qui sont faites dans le monde du travail comme :

  • Comment gérer des situations de ‘’placardisation’’  (assez fréquentes après un congé maternité)
  • Comment partir à 18 heures sans se sentir coupable et sans se justifier.
  • Comment passer le cap de la maternité sans y perdre des plumes et des sous. (Pour information, ‘’Un an après la première naissance, 28 % des mères d’au moins un enfant ne sont pas présentes sur le marché du travail, un an après la deuxième naissance 45 % des mères d’au moins deux enfants, après la troisième naissance 62 % des mères de trois enfants et plus.’’ – Revue retraite et société

Aucune mention faite des capacités indéniables qu’ont beaucoup de femmes pour se mettre à la place de l’autre, colllaborer et comment cela peut leur servir dans leur carrière et leur leadership.

En fait cette formation ne s’appuyait que sur les manques ”présumés” des femmes mais JAMAIS sur leurs atouts et comment les utiliser au mieux.

Les seules ressources ‘’valables’’ finalement étaient celles aussi bien utiles à des femmes qu’à des hommes. 

Erreur Numéro 3 : Une sur-valorisation des traits dits ”masculins”

Lorsque j’ai été invitée à donner une conférence au ‘’Women in leadership’ HR Summit de Mumbai en Février 2019, mon sujet était ‘’Valuing feminine energy to transform the power structure’’. Je m’adressais aussi bien aux hommes et aux femmes en partant du constat que l’énergie masculine était trop développée et que le monde de l’entreprise fonctionnait comme une monarchie. L’objectif étant de plaire au roi et les employés se transformaient souvent en courtisans. Chaque énergie, féminine et masculine, sont positifs mais trop de l’une ou de l’autre créent un véritable déséquilibre. 

Et dans beaucoup de ces workshops de leadership au féminin, c’est ce que j’ai observé. On apprend aux femmes à ‘’fonctionner’’ en ne développant que leur énergie masculine (que nous possédons tous et toutes) au détriment de leur énergie féminine.

Enfin, les hommes ne sont pas les ennemis. Ils sont également prisonniers d’un système patriarcal qui leur impose un mode de fonctionnement et des injonctions qui sont également oppressantes et les enferment dans un stéréotype de fonctionnement extrêmement préjudiciable.

Conclusion

Les femmes ne sont pas le problème, le fonctionnement de beaucoup d’entreprises l’est.

Et si on changeait le monde de l’entreprise plutôt que demander aux femmes de se sur adapter ?

Un constat de départ erroné

Je suis persuadée que lorsque les femmes entrent dans le monde du travail, elles n’ont pas ce problème de confiance en soi ou de ‘’syndrome de l’imposteur’’. En tout cas, pas plus que la plupart des hommes. Elles ont fait des études, ont fait leurs preuves d’un point de vue académique et ne se posent pas la question de savoir si elles peuvent faire aussi bien que les hommes. Cette question ne leur traverse même pas l’esprit.

Je me souviens avoir délivré une formation à une promotion en Master marketing d’une Ecole de commerce sur 2 jours avec une thématique ‘’les stéréotypes de genre dans le marketing’’ et une ouverture du sujet sur l’égalité professionnelle. A leur décharge, c’était en 2012 donc pas encore un sujet super actuel. C’était extrêmement édifiant de voir ces jeunes femmes et ces jeunes hommes se demander ‘’Mais pour quelles raisons a-t-on besoin de cette formation ? Nous sommes parfaitement égaux.”

Ce fut également édifiant à l’issue de ces deux jours de recueillir leurs commentaires qui disaient tous ‘’On ne pensait pas que le monde du travail engendrait de telles inégalités’’. 

Partant de ce constat, pourquoi je privilégie le coaching de carrière à destination des femmes ?

 C’est une question que je me suis posée très souvent ces derniers temps et ce pour plusieurs raisons :

  •  J’ai coaché récemment des hommes et finalement s’ils viennent vers moi c’est qu’ils cherchent également un espace dans lequel ils peuvent être tout à fait authentique ;

  • J’ai travaillé récemment avec un homme qui, malgré son parcours extrêmement brillant, souffrait d’un terrible syndrome de l’imposteur ;
  • J’ai reçu des messages  d’hommes qui vivent souvent des situations similaires à beaucoup de femmes et doivent jongler avec des responsabilités professionnelles et familiales. Ils souffrent également de ce système patriarcal dont ce témoignage ‘’Mon poste non-cadre et mes obligations familiales, car ma femme a un poste exigeant, sont bien mises à mal par des ‘’vieux beaux’’ en mal d’afficher leur virilité par une présence étendue sur leurs chaises occupées à des réunions informelles et digressives’’.

En effet, les hommes sont également soumis à une pression qui s’ils souhaitent dégager du temps pour le consacrer à leur famille subissent une baisse de salaire de 26% contre 23% pour les femmes. (USA)

 

La seule véritable barrière subie par les femmes

 Ce n’est pas:

  • Un manque de confiance en soi (celui-ci peut apparaitre mais est souvent lié à l’environnement dans lequel elles évoluent) ;
  • Un manque d’ambition (lorsque l’ambition est dirigée par le sens de contribuer et d’apporter leur pierre à l’édifice, elles sont débordantes d’ambition)
  • Un manque de leadership (les femmes ont souvent un sens du leadership inné car il est lié à la capacité d’être aussi un ‘’Teambuilder’’ et de développer de l’empathie)

La seule véritable barrière est le déni, dans beaucoup d’entreprises, que les femmes vivent des inégalités au travail ! 

Women already have everything they need to succeed at work. We just need to build workplaces that champion women’s strengths. – Michelle King

Les femmes n’ont pas à résoudre un problème dont elles ne sont pas responsables. En revanche, elles ont certainement besoin de plus de support pour garder le Momentum et surmonter les challenges qui jalonnent leur chemin.

Ma motivation à accompagner des femmes dans leur carrière

Ma propre expérience 

Etant donné mon expérience professionnelle et de vie, le coaching des femmes est ce que je souhaite privilégier, même si je continuerai à travailler avec des hommes qui sont sensibles à ma démarche.  

En effet, Il est temps que les femmes assument leur puissance féminine et ainsi permettent également à des hommes de s’autoriser à accéder à la leur.

Enfin, j’ai également eu au cours de ma carrière un modèle de femme leader qui, parce qu’elle était authentique, menait à la fois une carrière brillante et humainement comblée. 

La recherche de sens fréquente chez les femmes

J’observe chez beaucoup de femmes une recherche de sens dans ce qu’elles font. On l’observe d’ailleurs chez des femmes qui créent leurs entreprises. Pour en citer quelques-unes :

  • Justine Hutteau qui a créé l’entreprise de cosmétique Respire et propose à la vente un déodorant 100% naturel appelé « Respire». Aujourd’hui vendu à plus de 100.000 unités, son parcours est exemplaire. Je vous invite à la suivre sur LinkedIn et Instagram
  • Leila Janah, Entrepreneur et fondatrice de Samasource malheureusement récemment décédée qui a créé des ‘’digital jobs” qui fournissent un emploi a des milliers de personnes vivant sous le seuil de pauvreté en Afrique et Inde.
  • Sally Krawcheck dont la mission professionnelle est d’aider les femmes à atteindre leurs objectifs financiers et professionnels a créé ElleInvest en 2016 après une brillante carrière chez Citi group et Bank of America.

Les femmes sont en mesure de créer des entreprises qui répondent à des besoins différents avec un fonctionnement différent.

Et elles sont aussi en mesure de changer leur parcours dans les entreprises dont elles sont salariées ou d’en changer si celles-ci ne sont pas des environnements dans lequel elles s’épanouissent.

C’est pourquoi lorsque je travaille avec elles, quels que soient leurs défis (car elles viennent rarement vers moi lorsque tout est 100% ok), je m’attache à travailler avec elles les ”4 magiques C”  :  

  • La Clarté
  • La Confiance
  • Le Courage
  • La Connexion

Je t’invite à lire le précédent article sur mon blog ‘‘Les 4 clés pour sortir de l’insatisfaction dans son travail” pour mieux comprendre de quoi il s’agit.

Je lance également un défi carrière gratuit 21 jours /3 minutes ”Rock your Career” qui va te  permettre de te poser les bonnes questions pour développer les 4 C. Une sorte d’auto-coaching en fait ! Si tu veux participer, il suffit de cliquer sur le bouton suivant et de suivre le processus super simple !

Donc, je continuerai à être une Amazone pacifique (joli oxymore n’est ce pas ?) pour que les femmes prennent leur place et toute leur place, sans renier qui elles sont et ce qui compte dans leur vie.

Une très bonne semaine à toi

Marie

 

Je m’appelle Marie et j’accompagne les femmes qui ont à coeur de réussir leur carrière professionnelle tout en restant authentiques. A travers un coaching individualisé, je les accompagne à révéler leurs talents et ne plus avoir peur de les mettre en avant, adopter un état d’esprit positif et résilient pour surmonter les défis que nous rencontrons toute dans notre carrière.
Je les aide à développer leur leadership authentique, maximiser leur impact et influence et trouver le juste équilibre entre empathie et affirmation de soi, être ambitieuse et prendre soin de soi.

Défi carrière

J’ai développé ce défi carrière afin de créer tout d’abord une prise de conscience de ce qui peut vous empêcher d’atteindre votre plein potentiel et de vous aider à sortir de votre zone de confort en vous proposant un défi par jour et une action simple à mettre en oeuvre pour développer clarté, confiance en soi et alignement dans votre carrière.

Merci de vous être inscrite!

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